L’église St-Paul et la réconciliation franco-allemande

Vendredi 23 janvier à 20h à l’église St-Paul, aura lieu une conférence sur le thème :  L’église Saint-Paul, symbole de la réconciliation franco-allemande de l’Europe et de la Paix.

Pourquoi ce titre surprenant voire prétentieux ? Il s’agit de mettre en lumière le lien étroit entre l’abbé Joseph Johner, curé fondateur de la paroisse en 1965, et sa rencontre avec l’abbé Franz Stock. De 1945 à 1947 Franz Stock était le directeur du Séminaire des barbelés à Chartres, qui a permis à 950 jeunes, enrôlés dans l’armée allemande de poursuivre leurs études et leur chemin vers le sacerdoce tout en vivant leur statut de prisonniers. Joseph Johner, alors jeune prêtre et officier français, était chargé d’assurer le lien entre la vie de ce séminaire particulier et les autorités françaises. Ce projet, mis en œuvre par Franz Stock, est considéré comme la première action concrète en direction de la réconciliation franco-allemande et a suscité l’admiration du futur pape Jean-XXIII.

Dans ce contexte, Joseph Johner a fait le maximum pour améliorer la vie quotidienne de ces jeunes séminaristes qui lui seront reconnaissants. C’est ainsi que près de 150 d’entre eux ont entretenu des relations amicales avec Joseph Johner et ont participé généreusement au financement de la nouvelle église. Ainsi, le tabernacle de St-Paul est l’œuvre d’une artiste allemande. La dernière rencontre des anciens, à St-Paul, a eu lieu en août 1989. Une photo accrochée dans la sacristie témoigne de ce temps fort. Ainsi, St-Paul peut témoigner, à sa manière, de la réconciliation entre nos deux pays.

L’invité de la soirée du 23 janvier sera le président des Amis de Franz Stock, Stéphane Chmelewsky. Il évoquera, de manière documentée, la figure de ce grand pionnier, apôtre de la paix, admiré par les fondateurs de l’Europe. Une exposition lui sera consacré à St-Paul du 17 janvier au 8 février2026.

Jean-Marie et Monique Simon

Une belle rencontre avec la Pastorale des prisons

Le 5 décembre dernier, après trois jours et 60 km de marche depuis la prison Centrale d’Ensisheim, une trentaine de pèlerins, aumôniers, visiteurs de prisons, personnels pénitentiaires, détenus et anciens détenus, sont venus dans les locaux de Sainte-Marie, pour partager leur témoignage avec quelques paroissiens de Terre de Rencontre, et répondre à leurs questions. Occasion de mieux connaître la réalité de la pastorale des prisons dans notre diocèse.

Le P. Fabien Neff, aumônier catholique de la Centrale d’Ensisheim et Raymond Kohler, diacre permanent, ont rappelé l’obligation pour l’État de garantir la liberté de culte dans tous les lieux de privation de liberté. Cela vaut, actuellement, pour 7 dénominations religieuses : Juifs, Catholiques, Protestants, Orthodoxes, Musulmans, Bouddhistes et Témoins de Jéhovah. De façon générale, les aumôneries et les services pénitentiaires travaillent en bonne intelligence dans un objectif commun de respect de la personne, dans l’application de la peine en réparation du tort causé à la société et en la préparation au retour à la vie à l’extérieur.

Dans cette perspective, l’initiative d’une marche-pèlerinage en commun avec aumôniers, bénévoles et quelques détenus, spécialement en la période de l’Avent et du Carême, a débuté il y a une dizaine d’années. « C’est une marche pour une conversion … Marcher ensemble en silence nous remet en question et nous invite à sortir de notre prison intérieure… » a expliqué Hubert, ancien aumônier toujours mobilisé auprès du monde carcéral. « Nous marchons avec les détenus mais aussi pour ceux qui ne peuvent pas sortir, en portant toutes leurs intentions. » a renchéri une bénévole.

Le climat de confiance et la qualité d’écoute qui régnaient dans l’échange de ce jour ont favorisé les témoignages personnels. Tel ancien membre du personnel pénitentiaire a exprimé son action de grâce pour des conversions durables de détenus, parce qu’on leur a fait confiance. Un ancien détenu témoigne : « Depuis 15 ans que je suis sorti de prison, je me sens toujours encore en convalescence, je remercie ceux qui ont cru en moi et vous demande de prier pour que je retrouve la paix et que je puisse la répandre autour de moi. »

La rencontre s’est conclue par une messe célébrée à la chapelle, à quelques jours du jubilé des prisons à Rome. Nous pouvons faire nôtres les intentions de prière rédigées à cette occasion par les détenus de l’Elsau à Strasbourg :

« Seigneur, nous te prions pour les personnes détenues, pour qu’elles fassent un chemin de vérité et de pardon nécessaire pour un avenir plus beau et serein. Nous te confions tous les acteurs de la prison, du surveillant à l’aumônier, que leur souci soit de veiller au respect et à la dignité de chacun. Nous te prions pour toutes les personnes confrontées à l’incarcération de leurs proches, pour les victimes et leurs familles qui souffrent ; qu’elles trouvent dans leur épreuve des mains bienveillantes prêtes à les soutenir. »

Les 90 ans de la crèche mécanique de Sainte-Marie

Pour les 90 ans de la crèche mécanique (1935 – 2025), les amis de la crèche de Ste-Marie sont heureux de vous accueillir tous les samedis et dimanches de l’Avent de 15h à 18h, ainsi que du 20 au 24 décembre, du 26 au 31 décembre et, en 2026, les 2, 3, 4, 10, 11, 17 et 18 janvier.

Sous la lueur des étoiles, un merveilleux voyage vous attend. Marchez vers la crèche et soyez surpris par les nombreuses crèches du monde. Une animation en français ou en allemand, vous est proposée, avec un enchaînement de déplacements des personnages ainsi que des vidéo-projections. (Pour les groupes ou demandes spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter au 06 07 94 65 80 ou au 03 89 79 94 64.

L’inauguration officielle de l’exposition aura lieu durant la célébration du Christ-Roi, dimanche 23 novembre à 10h30 à Ste-Marie.

Quatre paroisses en pèlerinage au Schauenberg

Dimanche 26 octobre, les quatre paroisses St-Joseph, St-Paul, St-Vincent et Ste-Marie se sont réunies pour un pèlerinage à Notre-Dame du Schauenberg dans le cadre du Jubilé de l’espérance.

Conduits par notre curé commun, les pèlerins d’un jour ont débuté leur marche dans le recueillement. « La démarche du jubilé est l’occasion, pour chacun de nous, de prendre conscience du chemin parcouru dans notre vie avec le Seigneur et d’exprimer notre reconnaissance envers Dieu et envers tous ceux qui nous ont aidés à devenir ce que nous sommes. », a expliqué le P. Robert lors d’un petit enseignement sur le sens du jubilé, avant la célébration de l’eucharistie. « Il s’agit maintenant de regarder vers l’avant et de prendre les dispositions d’une vraie conversion avec l’aide de Dieu, pour vivre pleinement notre dimension communautaire. », a-t-il encore précisé.

Après le repas partagé et un temps d’échange, chacun est redescendu dans la plaine, renouvelé intérieurement par cette journée de pèlerinage.

Spectacle Terra Alsatia à l’église Saint-Joseph

Du 15 octobre au 16 novembre 2025, à l’église Saint-Joseph de Colmar, 64 représentations, à raison de deux chaque soir après le coucher du soleil, invitent les spectateurs à un voyage fascinant sur plus de 80 ans…

Après le succès remarquable de Terra Alsatia à Mulhouse en 2024, un tout nouveau spectacle retrace cette fois une histoire de familles à Colmar de 1870 à 1945. Suivez la destinée de Joseph et Hans, des jumeaux colmariens, et de leurs descendants.  C’est l’histoire de deux clans, de deux lignées, ballottées au gré́ des guerres, où s’invitent amour et trahison, vengeance et résilience. À travers leurs vies, c’est toute l’histoire humaine, politique et spirituelle de l’Alsace qui rejaillit sur les pierres de l’église Saint-Joseph. Et, par-delà̀, l’espérance en un monde nouveau, en une paix enfin retrouvée, telle une indéfectible lumière allumée au creux de cette terre d’exception.

Pour réserver vos places, rendez-vous sur le site de Terra Alsatia : ou directement auprès de l’Office de Tourisme de Colmar.

Une rentrée paroissiale sous le signe de la charité

Dimanche 21 septembre, en ce dernier jour de l’été, toute la communauté de Terre de Rencontre a célébré dans la joie sa rentrée paroissiale à l’église St-Vincent, en l’honneur de ce grand saint de la charité. Les enfants étaient particulièrement invités à confier à Dieu leur nouvelle année scolaire.  L’eucharistie, animée par la chorale africaine, a également été l’occasion de rendre grâce pour les 60 ans de mariage des époux Marie-Thérèse et Antoine Feig.

Dans son homélie, commentant l’avertissement de Jésus, entendu en ce 25eme dimanche du temps ordinaire : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent », notre curé Robert a rappelé que l’amour, la générosité, la fidélité, le partage, la joie… sont des valeurs qui ne s’achètent pas mais sont des dons de Dieu.

La célébration a rassemblé toutes les générations. Et les enfants, que le P. Robert a bénis avec leurs cartables, « ne sont pas l’avenir, mais bien, conjointement avec leurs catéchistes, parents et grands-parents, le présent d’une communauté ecclésiale vivante et rayonnante. »

Les paroissiens ont été invités à se réjouir et à remercier le Seigneur pour les noces de diamant de Marie-Thérèse et Antoine en priant aussi pour tous les couples qui traversent des épreuves.

Parmi les annonces, relevons l’invitation faite aux parents pour les inscriptions de leurs enfants aux parcours de première communion et de confirmation, ainsi que la proposition d’un pèlerinage dans le cadre du jubilé qui s’adresse aux quatre paroisses de Colmar ouest : St-Joseph, St-Paul, St-Vincent et Ste-Marie, dimanche 26 octobre au Schauenberg.

Enfin, à l’issue de la célébration, avant la pluie, les paroissiens ont pu partager le verre de l’amitié, avec du crémant offert par les époux jubilaires.

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À la recherche du bonheur

Le 8 avril dernier au Cercle St-Joseph, dans une présentation à deux voix, notre curé, P. Robert, et Claude Lamoureux, philosophe féru de neurosciences, ont passionné les participants sur la question du bonheur. Pour le chrétien, le bonheur est avant tout dans l’écoute et l’observance de la Parole de Dieu : Heureux est l’homme qui […] se plaît dans la loi du Seigneur (Ps 1). Choisir le bonheur c’est choisir la vie : Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie ! (Dt 30,19). Si le bonheur est en Dieu, il est aussi en l’homme, créé à l’image de Dieu. En suivant la voix de sa conscience, et en se mettant au service de ses frères, l’homme découvre le bonheur d’accomplir sa mission de co-créateur avec Dieu.

De son côté, le philosophe a partagé son expérience avec des adolescents pour les faire réfléchir sur les valeurs de respect et d’attention aux autres. S’appuyant sur les neurosciences, il a évoqué le fonctionnement du cerveau, montrant que celui-ci est à la fois le siège des émotions, des décisions, mais aussi des expériences accumulées et même héritées des générations antérieures. Ce « troisième cerveau », culturel et subconscient, nous aide à ne pas rester dans un pessimisme dominé par l’émotionnel, mais au contraire à trouver le bonheur dans une volonté qui se laisse éclairer par la sagesse de l’expérience acquise.

Les nombreuses questions des participants ont montré tout l’intérêt d’un sujet qui concerne chacun de nous.