
Dans sa récente encyclique Fratelli tutti, le pape François note qu’il n’y a pas de fraternité possible sans la paix, la vérité et la réconciliation. Mais le climat de défiance et d’inquiétude ne rend pas aisé ce chemin de paix. Heureusement, dans les ténèbres de l’hiver et dans l’épidémie de haine et de peur, « il vient, le Prince de la Paix ». Ce thème de la PAIX sera approfondi dans notre communauté de paroisses avec une prière quotidienne tout au long de l’Avent
En cette quatrième semaine de l’Avent, prions pour la paix dans nos cœurs :
Jeudi 24 décembre 2020
C’est Noël chaque jour,

C’est Noël chaque fois qu’on essuie une larme dans les yeux d’un enfant,
C’est Noël chaque fois qu’on dépose les armes, chaque fois qu’on s’entend,
C’est Noël sur la terre chaque fois qu’on arrête une guerre et qu’on ouvre ses mains,
C’est Noël chaque fois qu’on force la misère à reculer plus loin.
C’est Noël quand nos cœurs, oubliant les offenses, sont vraiment fraternels,
C’est Noël quand enfin se lève l’espérance d’un amour plus réel,
C’est Noël quand soudain se taisent les mensonges, faisant place au bonheur,
Et qu’au fond de nos vies, la souffrance qui ronge trouve un peu de douceur.
C’est Noël dans les yeux de l’ami qu’on visite sur son lit d’hôpital,
C’est Noël dans le cœur de tous ceux qu’on visite pour un bonheur normal,
C’est Noël dans les mains de celui qui partage aujourd’hui notre pain,
C’est Noël quand le gueux oublie tous les outrages et ne sent plus sa faim.
C’est Noël sur la terre chaque jour, Car Noël, O mon frère c’est l’Amour.
Odette Vercruysse
Mercredi 23 décembre 2020
Se réconcilier avec soi
Prier pour la paix dans le monde est essentiel, mais peut-être que cette paix mondiale pourrait enfin voir le jour si chacun arrivait à faire la paix avec lui-même ! Si chacun entendait de tout son être cette proclamation de Dieu « Tu as du prix à mes yeux, je t’aime ! », il n’y aurait plus besoin de prouver aux autres ou à soi que nous existons.
Ce « Je t’aime » de Dieu doit nous réjouir d’être en vie et nous aider à aimer. Savoir reconnaître ce que j’ai reçu de Dieu pour le partager avec tous est chemin de paix.
L’Esprit Saint m’aide à faire la paix avec ce que je suis ! La paix universelle, comme notre paix intérieure passera toujours par notre corps. Se réconcilier avec soi, c’est une question de résurrection ! Vivre en ressuscité, c’est nous révéler les uns aux autres que nous sommes des trésors de Dieu !
Emélie Chanson, chargée de mission Démarche fraternité
Mardi 22 décembre 2020
Viens Esprit Créateur nous visiter,
Emplis nos cœurs de grâce et de lumière,
Toi le don, l’envoyé du Très Haut,
Tu t’es fait pour nous le défenseur,
Tu es l’amour, le feu, la source vive,
Force et douceur de la grâce du Seigneur.
En nos cœurs répands l’amour du Père.
Hâte-toi de nous donner la paix.
Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en Toi
Extrait de l’hymne Veni Creator composé au IXe siècle.
Oui Seigneur, Viens ! Emplis nos cœurs de ta Grâce et de ta Lumière.
Quand nos cœurs sont tourmentés par les soucis, la peur du lendemain, la maladie,
Viens Esprit Saint nous remplir de ta douceur !
Quand trop de cœurs subissent : l’exclusion, la violence, l’abandon, l’indifférence,
Viens Esprit Saint apaiser les cœurs !
Quand nos cœurs sont malades de jalousie, de rancœur, d’égoïsme, d’amertume,
Viens Esprit Saint guérir nos cœurs !
Pour tous ceux qui vivent le deuil, la séparation, la désespérance.
Viens Esprit Saint consoler les cœurs !
Seigneur, donne-nous la grâce de tirer notre force dans ta force, de puiser notre paix dans ta paix pour que nos cœurs accueillent ton amour toujours offert.
Amen !
Lundi 21 décembre 2020
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle….l’Estime de soi
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle ….l’Authenticité
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle … la Maturité
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle …… La Plénitude.
Charlie Chaplin
Dimanche 20 décembre 2020
Voir l’homélie du 4ème dimanche de l’Avent
Samedi 19 décembre 2020
![]()
Béni sois-tu, Seigneur Jésus,
visage de la MISÉRICORDE du Père,
Toi qui nous fais confiance
En nous associant à ta mission
Pour devenir des artisans de paix.
Stimule en nous le goût d’annoncer cette paix
Dont toi seul es la vraie source,
Une paix rayonnante et désarmante.

Je ne croirai pas que je n’ai pas à m’occuper de ce qui arrive ici et loin d’ici.



Si les gens sont insensés, Illogiques et préoccupés d’eux-mêmes,
La suite du discours de l’ange est pourtant plus impressionnante encore. Le messager lui annonce ce qui va arriver, il lui parle du Fils du Très Haut qui doit venir. C’est l’Esprit Saint, la puissance de Dieu, qui œuvrera pour cette venue. L’ange lui annonce qu’elle sera mère de la part du Seigneur. Le plus surprenant dans cette rencontre, c’est très certainement la réponse de Marie. Elle ne dit pas « pourquoi moi ? », mais bien plutôt « comment cela va-t-il se faire ? ».
Dans sa récente encyclique Fratelli tutti, le pape François note qu’il n’y a pas de fraternité possible sans la paix, la vérité et la réconciliation. Mais le climat de défiance et d’inquiétude ne rend pas aisé ce chemin de paix. Heureusement, dans les ténèbres de l’hiver et dans l’épidémie de haine et de peur, « il vient, le Prince de la Paix ». Ce thème de la PAIX sera approfondi dans notre communauté de paroisses avec une prière quotidienne tout au long de l’Avent
Des joueurs de flûte pour la Paix…
œuvrent pour promouvoir le dialogue, l’entraide, le soutien à ceux qui sont dans le besoin…
Mais comment dialoguer quand on se trouve sur le terrain du désaccord ? Le témoignage de Marion MULLER-COLARD peut être éclairant (La Croix- L’HEBDO du 7.11.2020). A la question du journaliste : « Comment dans une discussion, peut-on briser l’effet de réaction en chaîne ? », elle répond : « En écoutant l’autre. En lui posant surtout des questions. En lui demandant : ‘qu’est-ce qui t‘intéresse dans cette idée ?’ …et surtout pas en lui disant : ‘Ah non, tu ne vas pas t’y mettre toi aussi… ! ‘ ; c’est le meilleur moyen pour que l’autre se fige…



…et à partager la joie de l’Emmanuel
Augmente en nous la foi, renforce notre espérance, garde-nous en paix dans ton amour : Donne-nous de rendre grâce pour le don de la vie partagée. Nous demandons cela par le Christ, notre Seigneur, Amen.
Seigneur, fais de notre famille le lieu de Ton amour. Qu’il n’y ait pas d’injure puisque Tu nous donnes la compréhension. Qu’il n’y ait pas d’amertume puisque Tu nous bénis. Qu’il n’y ait pas d’égoïsme puisque Tu nous encourages. Qu’il n’y ait pas de rancœur puisque Tu nous donnes le pardon. Qu’il n’y ait pas d’abandon puisque Tu es avec nous. Que nous sachions marcher jusqu’à Toi dans notre vie de tous les jours. Fais de nous, Seigneur, ce que Tu désires ; aide-nous à nous orienter vers Ton chemin. Que nous donnions le meilleur de nous-mêmes pour être heureux en famille. Amen
Seigneur, tu nous donnes la Grâce de vivre en famille. Accepte la lenteur de nos cheminements. Donne-nous la patience d’accepter le cheminement des autres. Rends-nous humble pour permettre aux membres de notre famille de nous aider, et assez ouverts pour les aider eux-mêmes. Donne-nous de nous aimer, ensemble et jusqu’au bout, avec bienveillance et exigence. Dans les difficultés en famille, aide-nous à reconnaître lucidement nos défaillances et nos difficultés et, avec ta Grâce, à les combattre. Marie, notre mère à tous, nous déposons le ruban de nos vies dans tes mains. Vois les « nœuds » qui étouffent nos vies et nous paralysent, aide-nous à les défaire en famille sous l’action de l’Esprit Saint. Amen
Autour de moi. Seigneur, je pourrais peut-être arrêter le cycle de la violence. Déjà chez moi, dans ma famille, aide-moi à être un signe de paix, en retenant mon agressivité, en facilitant les relations par ma bonne humeur. Apprends-moi le silence de la parole, quand monte la colère des mots. Donne-moi le regard qui apaise quand monte la tempête des cris. Donne à mon cœur la force qui maîtrise, quand la violence passe aux actes.
maison soit un havre de paix au milieu des tensions de ce monde. À l’image de ton Église, que le Christ soit la source et le sens de notre vie pour qu’il règne sur notre famille, lui, le prince de la paix. Pour cela, apprends-nous, Seigneur, à être assez maîtres de nous-mêmes pour ne pas imposer aux autres la fatigue et la mauvaise humeur qui viennent de l’extérieur. Accorde à chacun de nous un cœur qui comprenne, une oreille qui écoute, une main qui aide. Qu’en désamorçant les conflits, la paix ait toujours le dernier mot entre nous. Que tous ceux qui viennent dans notre famille fassent l’expérience de la paix qui vient de toi. Rappelle-nous toujours l’importance de prier pour la paix sans laquelle il n’y a pas d’avenir ni d’amitié possible entre les hommes. Offre à nos enfants, par l’exemple de notre unité et de notre pardon en famille, l’expérience de la paix qui feront d’eux des témoins confiants et unifiés. Amen.


Nous sommes invités aujourd’hui à regarder notre vie pour voir ce qui doit être amélioré ou refait à neuf, afin de permettre au Seigneur d’arriver jusqu’à nous. Qu’est-ce que nous pourrions changer pour être plus fraternel, plus chrétien, plus humain ? L’Avent est un temps d’attente, de préparation, de conversion. Il s’agit pas de tourner le dos au passé, mais de miser sur le présent et sur l’avenir, de changer la vision que nous avons de nous-mêmes, afin de devenir meilleurs. C’est une affaire de cœur, une invitation à « préparer les chemins du Seigneur ».
Veiller signifie également garder le désir de la venue du Seigneur. Cela implique de ne jamais se lasser de L’appeler : « Reviens, à cause de tes serviteurs, des tribus de ton héritage. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face.» (1ère lecture). Mais appeler ainsi de toute son âme la venue du Seigneur signifie que nous avons reconnu la nécessité d’être sauvés, que nous avons pris conscience de notre condition de pécheurs dont Dieu seul peut nous sauver : Tu étais irrité, mais nous avons encore péché, et nous nous sommes égarés. Tous, nous étions comme des gens impurs, et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés. Tous, nous étions desséchés comme des feuilles, et nos fautes, comme le vent, nous emportaient. (1ère lecture).